Vous vous demandez sans doute, à la veille d’élections, comment les élus locaux font face à l’érosion du littoral, comment ils repensent la gestion du trait de côtes à court ou moyen terme, ou comment ils suivent et respectent les projections du GIEC concernant les logements menacés par la submersion en France. Eh bien à la Ville de Nice et sa Métropole Nice-Côte-d’Azur ont fait le choix d’un scénario périlleux : celui de déséquilibrer les fonds marins, de fragiliser leur écosystème, d’alourdir la facture salée des usagers. Inacceptable économiquement, écologiquement, socialement. Sans étude d’impact préalable, indépendante !
OceanWell spécialiste de la production d’eau douce à partir des grandes profondeurs marines et la Régie Eau d’Azur signent un protocole d’accord en vue du développement d’une ferme sous-marine à NICE.
A quel coût – financier – et à quel prix – celui de la santé, de l’environnement, de la qualité, de la disponibilité de la ressource – pour nos administré·es ?
La mission d’OceanWell étant de déployer des « fermes sous-marines » pour renforcer les approvisionnements en eau, à l’échelle mondiale, nous posons la question : malgré les garanties de nos édiles, Nice souffre-t-elle d’un déficit critique l’exposant à une dépendance ?
La turbide sémantique annonce un projet de « ferme sous-marine » peinant par cet euphémisme à parler d’une « usine de dessalement » ce qu’elle est (!) dans la ville bleue de la Méditerranée, de l’UNOC3, de surcroît siège onusien de la Coalition des Villes et Régions Côtières.
Ce nouveau site constitue une étape clé vers la mise en place d’un démonstrateur en Méditerranée, visant à sécuriser un approvisionnement fiable en eau douce de haute qualité tout en protégeant la biodiversité marine. Le premier déploiement, prévu pour une durée d’environ 12 mois à compter de 2026, intégrera une évaluation complète des impacts environnementaux, un programme de suivi des écosystèmes marins et des études d’ingénierie adaptées au site, en vue d’un déploiement commercial potentiel entre 2028 et 2030.
Période durant laquelle Nice
– qui accueille déjà 11 millions de touristes par an
– qui agrandit son aéroport international passant, dans cette période, de 15 millions de passagers annuels à 21 millions
– qui connaît déjà des restrictions d’eau sévères
se prépare aux JO 2030.
Les habitant·es de Nice et de sa Métropole, 51 communes, ont leur mot à dire.
- Nous devons faire solidarité avec les populations locales permanentes qui devront payer très chère, plus chère, une ressource vitale aussi pour l’activité économie.
- Nous devons aussi transparence aux administré·es des communes du Moyen et du Haut-Pays déjà exposé·es à des pénuries lors de précédents épisodes de sècheresses et de canicules (certaines déjà alimentées par camions-citernes).
Entre la gestion durable de l’eau et la préservation de notre environnement, nous réclamons préalablement à son implantation une enquête publique ET une étude d’impact d’afin d’éclairer nos concitoyen·nes sur la gestion responsable de la ressource, sur les conséquences financières (facturation usagers), et sur l’impact altérant le milieu et l’écosystème marins : rejets en mer, déséquilibre du milieu, atteinte à la biodiversité.
#Oceanwell… pas si ‘well‘ pour l’océan plutôt puits d’inquiétudes…
